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Le pouvoir abandonne Boutilimit sous les ordures et sans état-civil !
Cela dure depuis deux ans. La ville de Boutilimit est plongée dans des montagnes d’ordures de toutes sortes. Son service d’assainissement de la mairie n’existe plus.
Ses véhicules de collecte et d’évacuation des ordures acquis pour l’essentiel grâce à la solidarité internationale, auraient été vendus ou pris une destination inconnue ? Les 16 ouvriers de la commune, chauffeurs ou agents de nettoyage, ont été licenciés sans préavis ni droits.
La mairie qui ne communique pas sur les affaires de la cité, aurait tout de même déclaré ne plus être en mesure de prendre en charge ce service de voirie pourtant essentiel pour la santé des populations. Drôle manière de gestion. A quoi servent alors les impôts et autres taxes prélevés sur les citoyens chaque jour par les services du fisc et de la commune ?
Les questions demeurent. En attendant, les immondices envahissent les habitations, isolent les quartiers les uns des autres et obstruent les voies de circulations dans toute la ville.
La ville de feu Baba Ould Cheikh Sidya ElKebir un des grands chefs spirituels de ce pays et celle-là même qui a vu naitre feu Moctar Ould Dadah le père de l’indépendance de la Mauritanie mérite mieux que çà, martèle sous le couvert de l’anonymat un notable local à l’adresse du président de la république, Mohamed Ould Abdel Aziz. Un deuxième notable renchérit sur un autre sujet de préoccupation : vous savez que Boutilimit n’a pratiquement plus de service d’état-civil depuis deux ans ? allez-y sur place et on vous dira qu’il n’est plus possible d’extraire les pièces d’état-civil faute de machine ou du fait des pannes du réseau.
Les administrés de Boutilimit et des centaines de villages environnants, sont obligés de faire le voyage de Nouakchott pour se faire enrôler ou accéder à leur numéro d’identification nationale pour extraire une pièce de l’Etat-civil. Ce désagrément inacceptable, n’affecte, évidement que les plus démunis parmi les populations auxquelles, on y songe que le temps d’une campagne électorale. On ment beaucoup et on disparait.
A Boutilimit, on dit avec ironie que l’ancien maire Youssouf Ould Abdel Vetah, n’a toujours pas été remplacé. Pourtant si ! Le parti au pouvoir l’UPR a placé un autre fils de la cité comme maire à la faveur des élections municipales de novembre 2013. Mohamed Ould Ahmed Lébéid dit Bowba. Un ingénieur de topographie admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite il y a quelques années. Peu bavard, courtois, l’ancien topographe et directeur des travaux publics, s’est vite planté. Il a été parachuté dans un environ politique local complexe auquel, il n’a toujours pas compris grand-chose.
Il conduit laborieusement les affaires de la Cité. Il faut dire que contrairement à son prédécesseur, le maire actuel de Boutilimit n’a pas beaucoup de relations. Aussi, il a eu déjà à maintes reprises maille à partir avec la majorité de ses conseillers plus rusés et qui le taclent à la moindre faille surtout en matière de gestion financière et d’attribution de marchés.
Affaire à suivre.
Par la Rédaction de cridem.org
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