Cridem

Lancer l'impression
12-12-2016

07:29

Nouakchott : Les habitants de Dar Naim privés d’oxygène

Nouakchott Info - Les habitants de Dar Naim vivent un véritable calvaire depuis vendredi après midi. En effet, un véritable déluge de gaz carbonique recouvre toute l’étendue du département et les résidents sont contraints d’ingurgiter une fumée âcre et d’une haute teneur toxique.

Les nuages de fumée continuent encore ce samedi matin à obscurcir le ciel dans cette zone –et dans les zones environnantes de Toujounine et d’Arafat- et des cas d’asphyxie sont signalés ça et là. Ce désagrément qui pourtant pose un véritable problème de santé publique laisse les autorités indifférentes. Et comme toujours, les populations sont abandonnées à leur triste sort.

En effet, ni le wali, ni le préfet et encore moins les autorités sécuritaires n’ont daigné lever le petit doigt. Ils ont tous failli à leur mission de protéger les citoyens qui pourtant sont leur raison d’être.

Il y a quelques jours, les cours ont été interrompus dans plusieurs écoles de la zone car même dans les salles de classe la fumée était devenue insoutenable. Notons que cette fumée provient de l’incinération des dépôts d’ordures situés dans la zone de l’avenue de la résistance (charea Aziz), une avenue devenue depuis quelque temps un véritable dépotoir après avoir été pendant un laps de temps l’un des poumons de la capitale, un endroit où des centaines de famille pique-niquaient et profitaient de l’air pur.

Malheureusement cela ne dura pas longtemps et pour des raisons sécuritaires dit-on, la zone a été interdite aux promeneurs et depuis, les belles dunes de sable sont devenus de gigantesques dépotoirs et le lieu de prédilection des chiffonniers dont certains n’hésitent pas à mettre le feu aux ordures pour recueillir certaines choses (fil de fer, etc.).

Et ce sont les populations riveraines qui doivent en payer le prix, un prix exorbitants car no seulement ces populations sont privées d’oxygène mais elles doivent faire face aux nombreux ennuis médicaux y afférents, ce qui bien entendu à un coût.

Ainsi donc, après avoir été privées des produits de base dont les prix sont devenus prohibitifs, voilà que les populations sont privées d’oxygène, c’est-à-dire de leur droit à la vie.

Et pendant ce temps, les autorités brillent par leur absence et font comme si de rien n’était. Mais comment se fait-il que ni le wali, ni le hakem ne réagisse face à un problème qui met en danger la vie des populations ? Où va la Mauritanie avec des dirigeants aussi insouciants?

Bakari Guèye




Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


 


Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence www.cridem.org