Cridem

Lancer l'impression
10-07-2016

09:30

Le "business des ordures" continue : la CUN confie la propreté de Nouakchott à 3 autres sociétés privées nationales

La Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN) met les bouchées doubles en perspective de la tenue du Sommet arabe du 25 au 27 juillet à Nouakchott. Pour donner une image propre de la capitale mauritanienne, sa présidente vient d’en confier l’assainissement à "trois sociétés privées nationales".

L’annonce a été faite vendredi 08 Juillet en marge du lancement d'une campagne de nettoyage de la wilaya Nouakchott-Sud. Le marché, selon l’Agence Mauritanienne d’Information qui rapporte l’information, est gagné par une société privée dénommée "Malcod" pour une durée de cinq ans.

Comme à Nouakchott-Sud, la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN) va lancer des campagnes similaires d’assainissement dans les wilayas de Nouakchott-Ouest et Nouakchott-Nord. Chaque wilaya sera confiée à une société privée d’assainissement distincte dont les noms n’ont pas encore été connus.

A combien s’élèvent ces énièmes contrats d’attribution des marchés de l’enlèvement des ordures engagés par la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN) ? Cette fois-ci, la CUN ne s’est pas montrée concernée par la transparence dans ce domaine. Aucune trace de la procédure d’attribution de ce nouveau marché de gestion et de collecte des ordures.

D’ailleurs, l’année dernière, la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN) avait annulé à la surprise générale l’adjudication du marché de gestion des ordures ménagères de la capitale mauritanienne.

Celui-ci avait attribué en quatre lots (4) séparés à sept (7) entreprises privées nationales suite à un appel d’offres ouvert pour un montant global d’environ 30 millions de dollars us sur une période de 2 ans.

La décision d’annulation avait été justifiée à l’époque par des motifs "liés à l’enveloppe financière" conformément à l’article 36 de la loi relative à la procédure d’attribution des marchés publics en Mauritanie.

L’attribution du marché de la gestion des ordures ménagères de Nouakchott à ces entreprises privées "inconnues" dans ce domaine, avaient été fortement contestée.

Ces "inconnues" sont MALILOD, LTP, EMATRAD et COTRAM qui se partagent une enveloppe globale de 10 milliards d’ouguiyas, soit 30 millions de dollars us, pour les 5 prochaines années. Ce sont ces entreprises qui gèrent aujourd’hui les ordures avec plus ou moins de grands résultats, comme l’illustrent les déchets qui envahissent même le centre-ville de Nouakchott. Ce qui témoigne d’un véritable échec de la gestion des déchets à Nouakchott.

Rappelons que le contrat initial liant le Groupe français Pizzorno et la CUN avait été dénoncé, puis résilié par les autorités publiques au plus haut niveau. Le Chef de l’État Mohamed Ould Abdel Aziz était personnellement monté au créneau lors d’une de ses conférences de presse pour fustiger la société Pizzorno, qui a "failli à ses engagements", dira-t-il, en substance, raison pour laquelle "l’État lui a retiré le marché".

Depuis, qu’est-ce qui a été fait de mieux ? Sauf, peut-être, favoriser la naissance d’un "business des ordures"…|

©Cridem 2016---------









 


Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence www.cridem.org