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29-05-2016

05:00

Lettre ouverte : À son Excellence, Monsieur le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz.

Haimeda Magha - Excellence.

Il y a deux ans déjà qu’un gigantesque projet, celui de l’aménagement agricole du périmètre irrigué de Nkok est mis à exécution par l’État. De par son caractère à la fois social et économique, bien évidemment, ce projet revêtait une importance capitale pour tout citoyen doté d’un bon sens, et dans cette partie du sud du pays particulièrement, ce projet ne pouvait aussi qu’être soutenu par une population à dominante paysanne et sans grandes occupations.

Seulement, ce projet suscitait aussi quelques craintes aux yeux de certains individus qui, depuis bien des années, avaient déjà commencé à investir et presque « à fonds perdus », en prévision du long terme, dans une activité, un projet de plantation d’arbres fruitiers (verger) dont l’emplacement se situe à proximité de cet affluent du fleuve « Niouguer » jouxtant le village de Garack et se prolongeant jusqu’au niveau du km 6 de la route Rosso-Nouakchott.

Monsieur le Président de la République.

D’une part, l’endurance d’une variété d’espèce donnée (manguiers, citronniers, mandariniers, etc.) dépend de plusieurs facteurs dont le plus élémentaire, exogène pourrait-on supposer, est celui lié aux aléas climatiques non maîtrisables auquel il faut associer une « constante » que l’on pourrait traduire par une durée d’achèvement des travaux, variable selon le lieu et le comportement de l’espèce.

D’autre part, il faudrait opposer à cette première hypothèse les données réelles du terrain, c’est-à-dire les délais de fin d’exécution des travaux pour arriver à tirer une bonne conclusion.

Monsieur le Président de la République.

Permettez-moi de vous dire que depuis le démarrage de ce projet d’aménagement des terres, la mise en place (provisoire) d’un barrage de retenue d’eau, dressé pour l’intervention sur le canal, et compte tenu d’éléments souvent complexes et divers qui pouvaient se cacher un peu quelque part, la crainte de ces individus, propriétaires de vergers, était restée permanente.

D’ailleurs, nous tenons à vous préciser qu’à ce jour, ces craintes sont en train de se transformer en inquiétudes si l’on sait que, d’une part, la fin des travaux n’est pas pour si proche, et d’autre part, certains assistent, impuissants, à la dégradation lente mais progressive, de leur plantation. Aussi, et sans exagération, d’autres ne sont toutefois plus loin de voir balayé d’un revers de main tout un espoir par manque d’irrigations prolongées depuis maintenant plusieurs mois.

Monsieur le Président de la République.

Permettez-moi de vous préciser que je ne suis ni le porte-parole de cette petite bourgade dont je suis originaire (Nioula ou Keur-Ndiack), cette localité située à quelques encablures du village de Garack, et encore moins celui de ces propriétaires de vergers, même si certains parmi eux le désireraient.

Toutefois, Monsieur le Président de la République, je puis vous assurer que certains parmi ces individus vivent des moments difficiles de leur vie compte tenu des dégâts causés par l’assèchement du canal. Ils se voient même (indirectement) marginalisés mais n’arrivent à extérioriser ce qu’ils ressentent.

C’est pourquoi, Monsieur le Président de la République, et compte tenu de votre degré d’humanisme, j’ai décidé personnellement de vous adresser la présente requête, dans l’unique but de vous entretenir de la situation de ces propriétaires de vergers (depuis le village de Garack jusqu’au km 6 de l’axe Rosso-Nouakchott).

Monsieur le Président de la République.

Je ne saurai terminer sans vous demander de bien vouloir accepter mes salutations les plus sincères, vous rassurant de toute ma reconnaissance, et vous demandant par la même occasion de m’excuser de ce temps précieux que vous aurez consacré à ma requête et qui aurait pu être consacré à d’autres occupations parmi vos lourdes responsabilités.

Je vous remercie.

Haimeda Ould Magha
Tel: 47511073/46309795




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