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05-12-2015

13:51

Conférence internationale sur le climat à Paris (COP 21) : Quel profit pour la Mauritanie ?

L'Authentique - La 21ème conférence internationale sur le climat s’est ouverte dimanche 29 novembre 2015 au Bourget à Paris. A l’instar de ses collègues chefs d’Etat du monde, le président Mohamed Abdel Aziz s’y s’est rendu juste après les festivités de la fête d’indépendance et sa conférence de presse annuelle.

La Mauritanie plus que tout autre pays est concernée par cette conférence internationale qui devra déterminer l’avenir du monde fortement compromis par les changements climatiques. Les négociations s’annoncent rudes, tant les enjeux sont forts. L’opinion mauritanienne de plus en plus édifiée, attend comme les autres peuples, ce que les dirigeants du monde vont décider par rapport à leur sort.

A Paris, mais aussi dans plusieurs capitales du monde, Johannesburg, Séoul, Rio, New York, Mexico, les militants du climat se font entendre. Les négociations déjà en cours sur le climat, objet de la COP 21, s’annoncent rudes. La réduction des gaz à effet de serre dont l’impact pèsera lourd dans les industries des pays développés constitue l’un des enjeux premiers de cette conférence à laquelle prennent par quelques 195 chefs d’Etat et de gouvernement, mais également des institutions spécialisées des Nations Unies et des milliers d’ONG de défense de l’environnement.

Alors que la conférence vient à peine de débuter, des doutes persistent cependant quand à la signature d’un accord. Mais les experts croient que l’accord de Paris sera un point de départ propre à esquisser une nouvelle feuille de route pour contenir le réchauffement climatique.

La solidarité mondiale, à laquelle faisait allusion le président Mohamed Abdel Aziz dans un entretien accordé à TV5 trouve ici toute sa pertinence. Il s’agira d’une solidarité obligatoire et de mesures contraignantes qui devront en premier lieu engager les puissances dont le développement pourrait être compromis par l’accord envisagé.

Entre autres mesures préconisées, le maintien du seuil de 2°C d’augmentation maximum pour préserver les écosystèmes trop fragilisés par le réchauffement climatique. Ce qui suppose, comme les Etats s’y sont engagés, à des réductions d’émission de gaz à effet de serre d’ici 2030. Mais la société civile et nombre de pays en voie de développement réclament un seuil de 1, 5° C maximum.

Les Mauritaniens se sont mis très tôt dans la perspective de la conférence de Paris, en pensant d’abord à leur capitale Nouakchott qui avait abrité sa propre COP. En effet, le 1er Forum mauritanien sur climat et développement (CLIMDEV2015), organisé par une jeune structure, RIM YOUTH Climate Movement, avait eu l’idée d’inculquer une culture du climat auprès du citoyen lambda.

Conscients que leur pays est l’un des plus fragiles sur le plan climatique, avec une capitale menacée de disparition par l’envahissement de la mer et des parcs naturels fortement en prise aux changements de l’écosystème marin et côtier, la jeunesse mauritanienne avait pris la question climatique en main.

Ils avaient organisé dans ce cadre une mini conférence dénommée CLIMDEV2015, dans la perspective d’ajouter leurs voix à celles des militants écologiques de par le monde afin d’apporter leur contribution à la COP21. « Nous voulons que ce qui s’est dit entre nous ici serve à quelque chose et qu’il remonte au plus haut niveau » avait déclaré l’un des participants.

Il faut dire que de plus en plus, la jeunesse mauritanienne s’implique davantage dans les questions environnementales. En attestent, outre le CLIMDEV2015, l’atelier organisé par les Masters mauritaniens et sénégalais de l’Université des Sciences de Technologie et de Médecine de Nouakchott et de l’Université Gaston Berger de Saint Louis, en plus de leurs collègues du Tchad et du Burkina Faso, sur le thème « Sept Milliards de rêves.Une seule planète » un thème que les Nations Unies avaient choisi pour célébrer la Journée mondiale de l’environnement le 5 juin dernier. Les étudiants réunis avaient également débattu sur les « enjeux environnementaux pour l’expansion des activités pétrolières aux larges de l’Afrique de l’Ouest » avec un focus sur l’expérience mauritanienne.

La Mauritanie faisait également partie des 100 pays sélectionnés par l’initiative « débat planétaire citoyen sur le climat et l’énergie ». L’objectif était de recenser les opinions et espérances de 10.000 citoyens lambda en vue de les utiliser pour influencer les négociateurs de la COP 21. Cent Mauritaniens, en l’absence de tout expert, s’étaient ainsi réunis au parc de la Biodiversité de Nouakchott pour proposer leurs solutions et leurs attentes par rapport à la conférence de Paris sur le Climat.

La priorité des autorités mauritaniennes est de déclencher une prise de conscience sur la nécessité d’agir pour l’environnement. Aujourd’hui, les yeux sont rivés sur le Bourget à Paris pour voir sir les décideurs du monde parviendront à un accord en harmonie avec l’attente des peuples.





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