08:35
Ibrahima Thiaw, Directeur exécutif Adjoint du PNUE : « Relativement optimistes pour la conclusion d’un accord contraignant à l’issue de la COP21… »
«Nous avons rencontré Ibrahima Thiaw, mauritanien, Directeur exécutif Adjoint du PNUE (Programmes des Nations Unies pour l’environnement), à la COP 21. Entre deux discours de chefs d’Etat pendant une plénière le 30 octobre, nous lui avons posé la question suivante : « Y a-t-il espoir d’aboutir a un accord contraignant a l’issue de la rencontre de Paris ? Lire l’intégralité de sa réponse
Les signes sont très bons. D’abord par le nombre de chefs D’Etats présents à cette rencontre. C’est la première fois que l’on a autant de chefs d’Etat présents à une conférence des nations Unies. Ensuite par les rapports volontaires que les Etats ont soumis. Plus de 183 Etats se son soumis a l’exercice plan climat. C’est un très bon signe.
Il reste bien entendu beaucoup à négocier, notamment la question de savoir si les plans climat sont suffisants. Aujourd’hui les rapports soumis nous ramènent à 03 degrés au lieu des 02 degrés maximum espérés par les négociateurs. Il faut également s’assurer que les financements vont suivre.
Les Etats en développement, en particulier, s’attendent à ce que le plan de mise en œuvre de 100 milliards de dollars par an soit effectif d’ici 2020. Il faut aussi s’assurer que le plan de mise en œuvre entre 2016 et 2020 est également financé.
Il y a encore des efforts à faire mais il y a des signes de bonne volonté. Le monde entier sait que les changements climatiques sont un fait réel, les scientifiques en ont parlé depuis très longtemps.
Avec les événements catastrophiques de ces dernières années et avec les niveaux des températures record qui ont été enregistrés par les climatologues, on sait que ces signes sont maintenant une réalité. Aucun pays au monde n’est épargné, ni les pays riches, ni les pays pauvres.
On ne peut se cacher derrière un rideau, on ne peut se mettre à l’ abri dans un bâtiment vitré. On ne peut non plus ignorer le fait qu’il y a des populations vulnérables et que ces populations sont celles qui ont le moins contribué aux changements climatiques.
Il y a encore des efforts à faire mais nous sommes relativement optimistes pour la conclusion d’un accord fort, un accord contraignant à l’issue de la rencontre de Paris.
Le 12 décembre nous verrons si toutes ces mesures, toutes ces rencontres, ces études vont déboucher sur des résultats palpables ou sur des attentes supplémentaires.»
Khalilou Diagana
Copyright © 2015 Cridem