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27-10-2015

05:45

Eaux usées, maladies … et indifférence publique : Quel avenir pour Nouakchott ?

Le Rénovateur Quotidien - Les autorités en charge de l’assainissement de la ville de Nouakchott notamment la tutelle manquent-elles de volonté ou de moyens adéquats pour cureter totalement les eaux stagnantes qui continuent de polluer l’atmosphère urbaine ?

L’environnement de la capitale est des plus insalubres après les eaux de pluie qui ont inondé la ville et détruit des quartiers entiers, laissant leurs habitants dans un dénuement total. Cette situation n’a que trop duré.

Aujourd’hui, les populations se posent des questions sur le rôle des autorités dans l’assainissement des endroits submergés par les eaux usées qui à force de stagner sont devenues des vecteurs de maladies graves qui sévissent depuis plusieurs semaines à Nouakchott et à l’intérieur du pays. De la fièvre dingue en passant par les maladies hémorragiques, la problématique de l’hygiène est au cœur des débats.

Mais la recherche de solutions reste confrontée à l’indifférence des autorités qui se contentent plus de gérer dans la fatalité cette situation que de détecter les causes en vue d’apporter des remèdes. Cela fait plus de deux mois que des cas d’hospitalisations liées à de fortes d’accès de fièvre continuent d’être enregistrés dans les centres de santé. Les mêmes symptômes qui causent les mêmes effets graves dont certains se sont soldés par des décès.

La présence des eaux usées dans tous les coins de la ville a multiplié les foyers bactériens et favorisé du coup la reproduction des moustiques et autres bestioles porteurs de maladies. Les égouts déversés par les habitants des quartiers populaires profitant de cette occasion nauséabonde favorisent la concentration chimique de toutes ces matières toxiques.

Certains quartiers qui disposaient de petites unités de pompages aménagées par les services d’assainissement il y a deux ans ont été délestés de ces outils précieux vers d’autres destinations pour évacuer les égouts des bourgeois au grand dam des pauvres qui n’avaient que ces machins pour faire baisser la montée des eaux. C’est ainsi que le groupe qui aspirait des quantités importantes d’eaux par jour situés entre les deux stations d’essence Total de Bagdad a été arraché par la SNDE sous les regards impuissants des riverains.

Est-il permis de dire donc que le manque de volonté le dispute avec l’ indifférence des autorités publiques qui ont opté pour une gestion improvisée de l’assainissement de la ville de Nouakchott qui au fil des années risque d’être totalement occupée par les eaux de pluies qui ont favorisé la montée des nappes phréatiques. A terme c’est toute la capitale qui va perdre son profil urbain avec des maisons abandonnées, des écoles hors usage, des centres de santé désertés, des avenues coupées en plusieurs morceaux etc…

Une action de grande envergure s’impose pour un projet de canalisation digne de ce nom qui constituera la solution finale à cette problématique de l'assainissement de la capitale mais aussi des villes du pays confrontées à ce phénomène.



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