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06-05-2012

06:38

Incinération de Livres malékites : Les mauritaniens condamnent d’une même voix

Des milliers de Mauritaniens en colère avaient manifesté tous ces derniers jours à Nouakchott et à l’intérieur du pays pour exiger vengeance contre les militants anti-esclavagistes, accusés d’avoir fait brûler des livres religieux justifiant l’esclavage, interpellés puis inculpés et renvoyés à l’enquete approfondie.

Les manifestants, hommes et femmes, leaders politiques de la majorité présidentielle et de l’opposition, acteurs de la société civile et médias avaient crié vengeance et mort au président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), Biram Ould Abeid, arrêté au lendemain de l’acte de profanation à son domicile en compagnie de quatre de ses proches ainsi que d’autres militants de cette Ong.

Le président mauritanien ainsi que les autorités de l’intérieur ont reçu les milliers de manifestants. S’adressant aux foules en colère, Mohamed Ould Abdel Aziz leur a promis que l’islam sera protégé dans le cadre des lois et de la constitution du pays et que les auteurs de cet acte contraire aux valeurs islamiques et au rite malékite seraient déférés devant la justice.

Ce qui a eu lieu par la suite, sanctionné par l’inculpation du leader de l’IRA et de 9 autres activistes de l’Ong au terme d’un procès ayant requis une enquête approfondie pour ses verdicts face à cet acte abject largement dénoncé, notamment au cours du prêche de vendredi dernier, dans lequel des Imams dont Ould Lemrabott de la mosquée saoudienne de Nouakchott a demandé l’application de la Charia pour juguler ce type de dérives et d’atteintes graves à l’Islam.

Dans la foulée des ces manifestation de condamnation , des militants de l’IRA continuent quant à eux à exigé la libération de leur leader, qualifiant sous arrestation d’injuste et d’avoir des relents politiques, indiquant que l’acte d’incinération de plusieurs ouvrages de référence des sciences islamiques visait à débarrasser la Mauritanie d’ouvrages musulmans dépassés qui incarnent et soutiennent la légalité de la pratique de l’esclavage.

Selon des sources du parquet de Nouakchott, de nombreuses plaintes ont été déposées contre le président de l’IRA, émanant notamment d’associations musulmanes. L’IRA a dénoncé ces derniers mois plusieurs cas d’esclavage en Mauritanie où cette pratique n’est officiellement interdite que depuis 1981. Depuis 2007, l’esclavage y est reconnu comme un crime et ses auteurs sont passibles de dix ans de prison.

La Redaction



 


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