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Des ulémas en conclave à Nouakchott sur la lutte contre l’extrémisme
Un groupe d’ulémas et de penseurs islamiques mauritaniens et étrangers ont entamé, dimanche à Nouakchott, une réflexion dans le cadre d’une Conférence internationale sur la pensée réformiste et la chute du discours de violence, a constaté APA dans la capitale mauritanienne.
Ces ulémas et penseurs sont appelés à donner forme au ‘’discours centriste correct et à mettre fin à la rupture entre eux et les jeunes en tant que frange la plus exposée aux tromperies’’, a expliqué le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, dans un discours à l’ouverture de la rencontre.
Ould Abdel Aziz a rappelé, à ce sujet, que la nation islamique s'est trouvée, pendant les deux dernières décennies du siècle passé et de la première décennie de ce siècle, confrontée aux forces de l'extrémisme et aux apôtres de la violence.
Pour lui, ceci s'est traduit par l'émergence de groupes prônant les tueries, la destruction et l'exclusion, en ‘’flagrante contradiction avec les instructions de notre religion islamique et des habitudes et traditions de notre société paisible’’.
Il a indiqué que face à ce fléau, Nouakchott a adopté une approche de dialogue qui a donné ses fruits en amenant nombre de jeunes embrigadés par la pensée de l'extrémisme à se repentir après des discussions avec les ulémas.
Pour sa part, le mauritanien Cheikh Abdoullah Ould Boye, président du Centre mondial de rénovation et d’orientation, basé à Londres, a exprimé ses craintes de l’échec des révolutions arabes à réaliser leurs objectifs. Il a comparé ces révolutions à des ‘’bulldozers qui nécessitent la présence d’un ingénieur capable de reconstruire ce qui a été démoli’’.
Sadegh El Mehdi, penseur islamique et ancien premier ministre du Soudan, a, lui, expliqué que les maux de la nation et les ingérences étrangères sont causés par le refus opposé par les ‘’tyrans’’ aux tentatives de réforme souhaitées par leurs peuples.