24-06-2022 15:48 - Liberté provisoire pour Abdel Baghi Ould Ahmed Bouha, ex-DG de la Nouvelle Banque de Mauritanie (NBM)

Liberté provisoire pour Abdel Baghi Ould Ahmed Bouha, ex-DG de la Nouvelle Banque de Mauritanie (NBM)

Le Calame - La chambre criminelle du tribunal de Nouakchott-Ouest vient d’accorder une liberté provisoire assortie du versement d’une caution de cinquante millions MRU à l'homme d'affaires et ex-directeur général de la Nouvelle Banque de Mauritanie (NBM) Abdel Baghi ould Ahmed Bouha.

Le ministère public a examiné la décision sans s'y opposer. Ce qui signifie qu’Ould Ahmed Bouha peut être libéré de prison sitôt que le montant de la caution sera versé au Trésor public.

Ould Ahmed Bouha– un des propriétaires de la NBM – avait été écroué à la mi-Mars 2021 en compagnie de l'homme d'affaires et ancien parlementaire Mohamed Limam ould Benna et de l’administrateur à la NBM Issa ould Cheïguer. « Mes clients avaient été arrêtés après avoir refusé de signer un projet de document mettant fin à la vente de la banque à une société canadienne », avait affirmé précédemment l'avocat des propriétaires de la NBM, maître Yarba Ahmed Saleh.

Le collège de défense des anciens actionnaires de la NBM qui a fait l’objet d’une opération de cession au profit de « Westbridge » un groupe canadien peu connu dans le milieu de la finance internationale, dénonçait, dans un communiqué de presse rendu public samedi, le placement en détention provisoire d’Abdel Baghy ould Ahmed Bouha et de Limam ould Benna comme « un acharnement » de la part de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM).

Ce collectif est constitué des maîtres Mohamed Mahmoud ould Sidi ould Nah, Lô Gourmo Abdoul, Yarba ould Ahmed Salah et Bal Ahmed Tijany.

Le document du collectif rejetait « une tentative maladroite de camoufler les graves illégalités commises lors de la cession de la NBM à des investisseurs étrangers désargentés » et« une grave instrumentalisation de la justice ».

La défense demande « la mise en liberté immédiate » des anciens actionnaires de la NBM et sollicite «de toute urgence l’intervention des autorités compétentes – judiciaires et administratives – pour que la lumière soit faite sur ce dossier par les voies adéquates de Droit et que les véritables responsables, quels qu’ils soient, de l’état où se trouve actuellement la NBM répondent de leurs actes ».

Prise dans les conditions fustigées par la défense, la décision du juge d’instruction du 2ème cabinet du tribunal de Nouakchott-Ouest, le 18 Mars 2021, de placer Abdel Baghy ould Ahmed Bouha et Limam ould Benna en détention préventive paraît en effet discutable.

Et les avocats de souligner que le juge d’instruction « a exigé séance tenante, le versement à la BCM de sommes faramineuses indues, précisant qu’à défaut il placerait en détention » les ex-actionnaires de la NBM.

Une détention/pression et « contrainte par corps avant toute décision sur le fonds ». Notons enfin qu’après avoir subi, en Janvier dernier, une opération de cathétérisme au Centre National de Cardiologie (CNC), l’homme d'affaires avait regagné la prison.



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Commentaires (3)

  • fournaise (H) 24/06/2022 20:56 X

    En Mauritanie, mieux vaut détourner des milliards que voler un téléphone. Les tribunaux, engorgés par des petits délits traités dans l’urgence, n’ont pas assez de temps et de moyens pour s’occuper de la délinquance en col blanc. Mais cette affaire comme celle de la décennie azizienne cachent une forêt de délits financiers mal traités, qui passent entre les mailles du filet ou finissent aux oubliettes. Deux poids, deux mesures, la balance judiciaire penche clairement du côté des puissants.

  • VeriteM (H) 24/06/2022 17:49 X

    Quel pays ? Ce que ce monsieur a fait est beaucoup plus grave que……. Il suffit d’un certificat médical pour rester impuni même si on s’est accaparé de plus de 17 millards d’anciens ouguiyas appartenant aux pauvres déposants, aux correspondants étrangers et au trésor public; quel pays !

  • LA VERITE SUR LA MAURITANIE (H) 24/06/2022 16:24 X

    Attention, Abdel Baghi Ould Ahmed Bouha *** risque de quitter illégalement la Mauritanie pour rejoindre la France via le Sénégal afin de fuir la justice mauritanienne .nos braves gendarmes doivent bien surveiller nos frontières.