04-01-2016 14:30 - Environnement/ Nouakchott étouffe , Kouva et environs suffoquent
Depuis une douzaine de jours, les sapeurs pompiers luttent non pas pour circonscrire des flammes, mais pour atténuer des nuages de fumée. Oui ! Une fumée acre, qui menace la santé des populations. Les soldats du feu sont sur l’incendie du magasin de la SONIMEX, où des sacs d’aliments de bétail importés d’Italie que bien des éleveurs connaissent pour leur mauvaise qualité.
Cet aliment de bétail aurait selon une source trouvée sur place, « provoqué la mort de plusieurs animaux en 201 2, c’est un produit qui s’enflamme spontanément, et nous ignorons pourquoi » s’est interrogée la source de Cridem.
Sur place, les sapeurs pompiers s’activent avec les porteurs, chacun dans ses tâches respectives. Si les pompiers arrosent des milliers sacs entassés qui fument, les ouvriers, le nez bouché par un turban, chargent les sacs épargnés dans des camions de 50 tonnes. Une tâche qui n’est pas sans risque, tant la fumée est dense, asphyxiante.
L’habitacle trop vaste n’est pas aussi équipé, il n’y a même pas un seul robinet dans l’enceinte de ce magasin plus grand que la moitié d’un terrain de football. Ici le manque d’équipement devrait être revu et corrigé.
C’est dans cet espace, que pour sauver le reste des sacs des flammes que par groupes de douze, ces titans des temps modernes sont répartis. Ils ont cinquante mille ouguiyas par charge de camions et cinquante mille autres pour la décharge, à Dar Naim , soient 100.000 UM pour l’énergie qu’ils fournissent. « Somme qui devait être revue à la baisse, s’il n’y avait pas incendie », avance cet employé de la SONIMEX sous le sceau de l’anonymat.
Le retard jusqu’ici observé pour ce combat écologique qui prend en otage Kouva, Basra, Socogim plage et environs, semble vain face à l’absence d’engagements pris en amont. Certes, des officiels seraient venus sur les lieux, pour ensuite s’éclipser.
Dans un environnement où l’absence d’arbre est visible, la route de la plage et les quartiers environnants suffoquent. Que dire des ouvriers sur place, ils n’ont même pas de masques de protection, les pauvres. « Nous demanderons après cette catastrophe des consultations gratuites pour nos poitrines, on tousse trop ici », lancent les infortunés à Cridem.
C’est à croire que la Mauritanie, n’a pas retenu grand chose de la Conférence des Parties – COP 21- (Conference of the parties) qui vient d’être tenue à Paris en décembre dernier.
Abdoulaye Cissocko
Amadou D. Niang
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