30-12-2015 17:16 - Au secours des quartiers inondés
L'Authentique - Mais qu’attend donc l’Etat pour venir au secours des quartiers sinistrés de Nouakchott après le dernier hivernage ? Envahies des eaux de pluies, elles sont nombreuses les maisons dans les quartiers d’El Mina, de sebkha, de Dar Naïm et de la Socogim, qui ont été abandonnées de leurs propriétaires et qui sont en train de se détruire.
Dans nombre de cas, ce sont des fortunes immenses qui ont été engagées pour construire ces résidences. Alors, l’Etat va-t-il regarder impassible tout ce patrimoine, disparaître ? Ce serait certainement l’une des plus graves erreurs que cet Etat aura commis et auquel il pourra être amené à répondre, un jour.
En fait, après les dernières inondations qui ont fait de Nouakchott une ville sinistrée, l’Etat demeure impassible, inerte et insouciant. On dirait qu’il est en hibernation ou en hypnose. Ses premiers hauts responsables qui multiplient la "parlotte", le geste déplacé et la promesse jamais tenue, se décrédibilisent chaque jour un peu plus aux yeux de l’opinion.
D’ailleurs, celle-ci a fini par se résigner et accepter l’amer et cruel constat : là -haut, il n’y a que le ciel. Et entre celui-ci et la terre, point d’autre pouvoir, ni autorité.
Hormis, peut-être, celle des unités de contrôle de la validité des papiers des véhicules ou des pelotons d’intimidation des populations déjà éprouvées par les injustices, les brimades, et désormais, les eaux stagnantes !
Les populations des quartiers inondés qui constituent aujourd’hui plus des deux tiers de la ville souffrent le martyr. Elles sont désespérées et ne semblent plus attendre quoi que ce soit de l’Etat qui se targue, pourtant, de disposer de caisses pleines de monnaie nationale et de devises jusqu’à la saturation !
En effet, tout le monde s’interroge sur le rôle négatif et destructeur de cette image et de ce rôle, que l’Etat est en train de jouer, passivement, dans cette affaire. Restant de marbre face à la tragédie, l’Etat coule en même temps que des milliers de familles qui vivent dans des endroits encore envahis des eaux.
Au lieu de déclarer les quartiers encore envahis des eaux des dernières pluies, sinistrés, l’Etat fait semblant d’ignorer ce qui se passe. Ses médias passent la tragédie sous silence. Pour masquer son incapacité, on cache la vérité et on étouffe les complaintes des malheureuses victimes, se contentant d’observer un silence de tombe sur la tragédie du peuple dont le bien-être est, pourtant, affiché comme paravent des "objectifs" primordiaux pour cet Etat.
MOMS.
