03-12-2015 11:11 - L’APGMV à la Cop 21 : « il est temps que la communauté internationale pose des actes concrets. » [PhotoReportage]
Mercredi 02 décembre, en marge de la COP21, une rencontre de haut niveau sur l’Agence panafricaine de la grande muraille verte (APGMV) a eu lieu. La rencontre a réuni les ministres chargés de l’environnement des pays de l’Agence, des représentants de la Banque mondiale, de la commission de l’économie rurale et de l’agriculture de l’UA, de l’UNCCD, du PNUE…
Elle a été coprésidée par Amedi Camara, ministre mauritanien de l’environnement et du développement durable président du conseil des ministres de l’APGMV et Akinwumi A Adesina, président de la banque Africaine de développement (BAD).
Abdoulaye Dia, secrétaire exécutif de l’AGMV, a noté au cours de cette rencontre que « la préservation et la gestion des impacts de la désertification et des changements climatiques sur les communautés locales, les populations et les ressources nationales sont au cœur des politiques et stratégies de développement social, économique et de sécurité des états de la Grande Muraille verte. »
Ces questions, comme souligné par plusieurs intervenants pendant la rencontre, doivent être traitées de manière intégrée pour, comme l’a noté le Directeur exécutif adjoint du PNUE, Ibrahima Thiaw, sortir du « ghetto environnemental » consistant à penser seulement reboisement…
Le président du Conseil des ministres de l’AGMV va dans le même sens. Il a indiqué que « l’approche de développement rural de l’initiative de l’Agence en vue de la transformation des terroirs en pôles d’émergence économique, contribuera grandement à la promotion d’emplois verts... »
La grande Muraille verte a ajouté Amedi Camara « par un important potentiel de séquestration de Carbonne, contribuera a l’atténuation des impacts des émissions de gaz a effet de serre et sera un mécanisme et instrument opérationnel pour les Etats membres dans le cade des perspectives de l’accord universel sur le climat. »
Le ministre de l’environnement et du développement durable a relayé l’appel lancé par les chefs d’Etat au cous de la rencontre du premier décembre a Paris en déclarant : « il est temps que la communauté internationale pose des actes concrets en assurant le financement des portefeuilles de projet de l’AGMV» L’AGMV s’étend de la bande sahélienne de l’atlantique a la mer rouge.
Elle est née en 2010 et regroupe 11 pays (Mauritanie, Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, Nigeria, Soudan, Djibouti et Éthiopie et Érythrée)
Khalilou Diagana
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