30-09-2012 22:07 - Interview avec Fama Mbaye, artiste chanteuse.

Après des études avortées à l’école française, Fama Mbaye intègre la vie artistique 2006 influencée certainement par le fait qu’elle est issue d’une famille griotte. Mariée à un musicien, Saidou Sarr, cette native de Mbagne se bat tant bien que mal pour réaliser son rêve qui est de produire des albums et faire des tournées nationales et internationales. Faisant la musique tradi-moderne, Fama Mbaye s’est confiée à L’Authentique.
L’Authentique : parlez-nous de vote début dans la musique ?
Fama Mbaye : avant tout je suis issue d’une famille griotte et la musique est un amour, une passion pour moi. Faire de la musique c’est aussi développer sa langue, sa société. En outre mon intégration dans la musique est surtout due après ma rencontre avec un musicien Saidou Sarr qui est devenu mon mari.
Ce dernier m’a conseillé de se professionnaliser dans la musique vu que je chantais très bien dans les baptêmes et les mariages. A l’heure où je vous parle le métier de la musique est ma seule préoccupation. Chercher des musiciens, organiser les répétitions, tout ce travail titanesque est l’œuvre de mon mari.
L’Authentique : tu es mariée et mère de trois enfants, comment arrivez-vous à gérer votre foyer et la vie musicale ?
Fama Mbaye : je suis obligée de faire la musique parce que c’est ma passion et aussi mes obligations en tant que femme c’est à dire être dans les cordes du mariage. Jusqu’à présent j’arrive à concilier les deux. Je gère très bien mon foyer, mes enfants et ma carrière musicale. Ce qui m’a aidé surtout c’est que mon mari est musicien et il comprend très bien la situation d’un musicien. On se comprend et on s’entraide. C’est l’essentiel.
L’Authentique : une femme dans la musique est mal vue dans la société, que pensez-vous de cela ?
Fama Mbaye : une femme est mal vue dans la musique, c’est tout simplement les gens ne comprennent pas. Une femme fait de la musique c’est parce qu’elle veut travailler dans le domaine musical et la musique est un métier noble comme les autres métiers.
Effectivement ce que vous avez remarqué est réel la preuve pour avoir une danseuse pour nos concerts c’est chercher une aiguille dans un de foin. Du coté de la chanson les femmes commencent à s’y intéressées. Maintenant al hamdoulillah, les gens commencent à comprendre petit à petit le métier que nous faisons en tant que femme. La femme est avant tout notre mère, notre sœur, notre épouse. Aimons-la, chérissons-la. Sans la femme il n’y peut y avoir de développement.
L’Authentique : comment voyez-vous le statut de la femme en Mauritanie ?
Fama Mbaye : la société commence à comprendre que la femme peut faire beaucoup de choses à la place de l’homme. Si on parle de l’équité entre home et femme c’est au point de vue travail uniquement. Aujourd’hui la femme peut devenir présidente, elle peut aussi être ministrable, parlementaire et même dans le domaine de la sécurité considéré comme un travail masculin. Dans tous les services, les femmes ont des postes là -bas. Nous pouvons que la femme mauritanienne à un statut honorable.
J’ai chanté un morceau où j’ai dis que la femme humiliée hier, est valorisée aujourd’hui. La femme joue un rôle principal dans le développement d’une société. Aimer-les, chérissez-les mais ne les frappez pas. C’est très important que les gens sachent.
L’Authentique : quels sont vos rêves et quelles sont vos difficultés ?
Fama Mbaye : je demande ceux qui ont les moyens d’aider la musique mauritanienne pour qu’elle évoluée comme les autres musiques du monde. Ce n’est pas des rêves qui me manquent mais les réaliser c’est toute une difficulté. Je rêve de produire un album et faire des tournées nationales et internationales et des choses pouvant développées le pays. La musique est faite pour le monde parce qu’elle est écoutée partout. Depuis 2006 jusqu’à maintenant je n’ai pas de maquette de très bonnes qualités faute de moyen.
Je n’ai pas de matériels, ni d’instruments de répétition. Je profite de cette de remercier la presse et de dire qu’elle continue d’aider les artistes mauritaniens laissés en rade.
Propos recueillis par Cheikh Oumar N’Diaye